Asloca Association Suisse des locataires - Section romande

GENEVE: Halte au gaspillage de terrains!

Genève, 27 janvier 2014

Votez et faites voter OUI à la nouvelle loi cantonale qui prévoit de mieux utiliser les parcelles constructibles à Genève. Cela permettra de stopper le gaspillage de ces dernières années!

Le 9 février 2014, la population se prononcera sur la loi 10965 qui prévoit d’utiliser au mieux les parcelles constructibles. Cette loi est une réponse au gaspillage que Genève a connu ces dernières années. Elle est un instrument indispensable pour lutter contre la pénurie de logements.

Priorité à la classe moyenne

La pénurie de logements plonge bon nombre de personnes dans une précarité inacceptable. Elle permet aux bailleurs d’imposer leurs diktats sur les loyers et de n’accéder qu’aux demandes de logement de candidats fortunés de leur cru.

La solution à ce scandale passe par une amélioration des instruments de régulation des marchés fonciers et immobiliers. La priorité doit être donnée aux appartements dont la taille et les loyers correspondent au besoin de la classe moyenne et de personnes à faibles revenus.

Pour lutter contre la pénurie et la spéculation

La meilleure solution pour lutter contre la pénurie et la spéculation reste une politique publique du logement axée sur l’acquisition de parcelles et la construction par des institutions en mains publiques. Cette politique permettrait à la collectivité d’user de son droit de propriété pour déterminer le type de logements à bâtir. Elle assurerait un contrôle démocratique et une transparence sur les opérations foncières et immobilières. Aujourd’hui, une opacité totale règne sur les pratiques des bailleurs et des promoteurs, dont on ignore pour l’essentiel le rendement qu’ils obtiennent de leurs immeubles au détriment de leurs locataires. Quant à la possibilité pour un locataire d’influencer les choix de construction de son futur bailleur, elle est quasi nulle.

Malgré ces avantages, cette politique n’est pas à l’ordre du jour. Au contraire, les autorités ont fait le choix de lâcher la bride aux promoteurs alors même que ceux-ci sont pour beaucoup dans la crise que nous connaissons. L’ASLOCA et ses représentants combattent cette dérive absurde qui consiste à remettre les clefs de la caisse aux cambrioleurs.

Le sol est un bien rare et non reproductible

En dépit de cette divergence, une majorité de députés au Grand Conseil se sont accordés sur un point: il n’est pas possible de gaspiller des terrains pour construire un faible nombre de logements. Le sol est un bien rare non reproductible. Il faut donc le préserver en s’assurant que les parcelles constructibles puissent accueillir un nombre suffisant de logements. La loi 10965 qui prévoit des densités minimales vise à cela. Le Parlement a veillé à ce que ces dernières soient adaptées aux possibilités offertes par les périmètres et aux contraintes du terrain. Il s’agit donc d’une réelle avancée qui est le préalable à toute politique du logement. Car, pour lutter contre la pénurie, il faut construire bien, soit des logements qui répondent aux besoins de la classe moyenne et des personnes à faibles revenus, mais il faut aussi construire en suffisance. La loi 10965 répond à la deuxième nécessité.

Ainsi, les locataires ont un réel intérêt à ce que la loi 10965, combattue par référendum principalement par le syndicat des propriétaires de villas soutenu par l’UDC et le MCG, soit acceptée.

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